Appels à contributions pour la Revue AE&S de l'Afa

Mise à jour 14/05/2019



Méthanisation et Agronomie, AE&S Vol 10, n°1

Appel à contribution de la revue Agronomie,  environnement et sociétés, Vol 10 n°1 , à paraître en juin 2020

mise en ligne 05/05/2019, révisée le 14/05/2019

Les échéances :

-          Pour 30/08/2019 : manifestation d’intérêt consistant en un résumé d’une demi-page à envoyer à olivier.rechauchere@inra.fr

-          Date limite pour l’envoi de la première version des textes après validation par le comité de numéro : 31/12/2019

 Contact : aes@supagro.fr

 

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Cet appel à contribution s’inscrit dans le prolongement du débat agronomique « Agronomie et Méthanisation » organisé par l’Association Française d’Agronomie (Afa) lors de son assemblée générale thématique du 21 mars 2019.  Le débat [1] a abordé les questions suivantes :

- Quelle dynamique de développement et quelle diversité de fonctionnement des méthaniseurs en France ?

- Quels sont les impacts socioéconomiques de l’intégration d’un méthaniseur dans une entreprise agricole ?

- Quels sont les impacts agronomiques de telles installations, notamment sur les assolements et la fertilisation ?

Dans ce numéro, nous souhaitons d’une part approfondir ces questions avec un accent particulier sur les impacts agronomiques, et d’autre part prolonger le débat en abordant le bilan environnemental à différentes échelles de temps et d’espace ainsi que la gouvernance à mettre en place pour que la méthanisation accompagne au mieux la transition agro-écologique. Une place particulière sera accordée aux controverses que son développement suscite ainsi qu’aux retours d’expériences provenant d’autres pays européens. Il s’agira dans ce numéro de contribuer à éclairer comment l’agronomie, seule ou avec d’autres disciplines, peut répondre aux multiples enjeux que la méthanisation soulève.

La méthanisation est une technique basée sur la dégradation de matières organiques par des micro-organismes en conditions contrôlées et anaérobies. Cette dégradation permet la production de biogaz pouvant être utilisé sous forme combustive pour la production d’électricité et de chaleur ou injecté dans le réseau de gaz naturel après épuration, voir même pour un usage de carburant pour les véhicules (GNV). Le procédé produit également du digestat, produit humide et riche en matière organique partiellement stabilisée. Avec plus de 90 installations supplémentaires en 2018 amenant à 490 le nombre d’installations de méthanisation en France dont 333 en exploitation agricole (source ADEME), la filière méthanisation connaît maintenant une évolution rapide et présente la particularité de se trouver au croisement de plusieurs enjeux : l’énergie, la gestion des déchets, le climat et l’agriculture.

Pour les agriculteurs, la méthanisation permet d’abord de diversifier leurs revenus, malgré de lourds investissements initiaux. Mais elle entraîne également des modifications du système biotechnique des exploitations agricoles : valorisation de digestat à la place de fumiers, production de couverts intermédiaires à vocation énergétique (CIVE), modification possible des assolements et des systèmes de production qui peuvent évoluer d’une simple valorisation de déchets agricoles vers une industrie où l’agriculture ne serait plus que pourvoyeuse de matières premières.

Par ailleurs, la méthanisation engendre des sous-produits, les digestats, qui peuvent contribuer à réduire la dépendance aux fertilisants d’origine fossile et ainsi améliorer le bilan énergétique des exploitations mais aussi affecter la fertilité des sols à long terme. Deux enjeux apparaissent : comment utiliser au mieux la diversité des digestats produits et dans quelle mesure le déplacement potentiel de matières premières à l’échelle d’un territoire peut également engendrer des variations de bilans environnementaux ?

Au total, le développement de la méthanisation semble pouvoir contribuer à relever les défis auxquels est confrontée l’agriculture. Néanmoins, son développement incontrôlé pourrait avoir des impacts négatifs. Peut-on et, si oui comment, maîtriser et piloter le développement de la méthanisation pour accompagner la transition énergétique et agroécologique ? Quel rôle l’agronomie doit prendre dans ce processus ?

Plusieurs aspects seront abordés dans le numéro :

Un état des lieux du développement de la méthanisation en agriculture, de sa diversité (taille, systèmes biotechniques, modèles économiques) et de ses perspectives à moyen terme dans le contexte de la transition énergétique ;

Les impacts que peut avoir le développement de la méthanisation sur les exploitations agricoles (notamment sur l’organisation du travail) et sur leurs assolements, en fonction des modèles biotechniques mis en place et de leur taille ; 

Les différents impacts de l’utilisation des digestats dans la fertilisation ainsi que les bilans environnementaux à différentes échelles spatiales (accès à la ressource / terres disponibles pour le nécessaire épandage)

Les questions de politiques publiques et de gouvernance à mettre en place pour accompagner un développement de la méthanisation, compatible avec les autres politiques publiques ;

Des retours d’expériences sur la mise en œuvre de la méthanisation à l’étranger, en Europe et dans les pays du Sud sont vivement souhaités.

 

Les questions d’acceptabilité sociale des installations ne seront pas abordées en tant que telles. En revanche, les controverses sur les impacts agronomiques et environnementaux seront abordées afin d’en tirer des leçons sur les terrains que l’agronomie doit investir ;

Les textes attendus peuvent être soit des articles scientifiques de portée générale, soit des contributions plus directement en prise avec l’évolution concrète des systèmes et des pratiques (débats, entretiens, témoignages, points de vue, controverses). Les contributeurs peuvent être autant des agriculteurs pour des témoignages et réflexions sur l’évolution de leurs systèmes, des ingénieurs et techniciens en charge d’accompagner la méthanisation que des acteurs économiques, politiques ou sociétaux impliqués dans cette problématique.

 

Comité de numéro :

Adeline Michel, Grégory Vrignaud, Marc Benoît, Yves François, Antoine Messéan (à la date du 05/05/2019, car d’autres personnes sont sollicitées pour élargir ce comité).

 

Recommandations aux auteurs : http://www.agronomie.asso.fr/carrefour-inter-professionnel/evenements-de-lafa/revue-en-ligne/pour-les-auteurs-mise-a-jour-30042012/

 

Les échéances :

-          Pour 30/08/2019 : manifestation d’intérêt consistant en un résumé d’une demi-page à envoyer à olivier.rechauchere@inra.fr

-          Date limite pour l’envoi de la première version des textes après validation par le comité de numéro : 31/12/2019

 

Contact : aes@supagro.fr

 

 

 


Quoi de neuf en agronomie clinique pour répondre aux défis actuels de l’agriculture ? 

                                                                 

       Appel à contribution de la revue Agronomie,  environnement et sociétés, Vol 9 n°2 , à paraître en décembre 2019

Échéances révisées en décembre : manifestation d’intérêt 31/01/19  auprès de philippe.prevost@agreenium.fr  et remise des textes 30/06/19

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Cet  appel  à  contribution  s’inscrit  dans  la  réflexion  permanente  de  l’Association  française d’agronomie  (Afa)  sur les outils et méthodes de l’agronome en situation de terrain, ce que  nous nommons l’agronomie clinique. A partir des ateliers Terrain organisés par l’Afa, et des propositions  de  synthèses  sur  des  techniques,  pratiques  ou  méthodes  d’agronomes,  un premier  numéro  de  notre  revue  sur  le  sujet  est  paru  en  décembre  2017.  L’objectif  de  ce nouveau  numéro  à  paraître  en  décembre  2019  est  de  poursuivre  le  chemin  initié  par  le numéro précédent, en s’intéressant particulièrement aux évolutions des outils et méthodes de  l’agronome  de  terrain  pour  anticiper  et  accompagner les transitions multiples  en cours (climatique, agroécologique, énergétique, alimentaire, numérique,…). 

Ce  numéro  vise  donc  à  partager  les  innovations  issues  de  la  recherche  et  des  praticiens faisant évoluer la pratique des agronomes de terrain en matière de méthodes d’observation,  de diagnostic ou d’accompagnement.  

Au-delà des évolutions d’outils et de méthodes déjà éprouvées (comme le tour de plaine, le profil cultural, les outils d’aide à la décision,  etc.), les agronomes de terrain en développent aujourd’hui de nouveaux qui prennent en compte les besoins  actuels des agriculteurs et de la   société.   Ceux-ci   peuvent   concerner   les   méthodes   d’observation   (par   exemple   avec l’évolution des capteurs et de la gestion des données observées), les méthodes de diagnostic  (par     exemple       dans      les   mesures        de    biodiversité       fonctionnelle)        ou     les   méthodes d’accompagnement (par exemple le schéma décisionnel dans la gestion des bio-agresseurs).   

D’une part, il est attendu des textes de synthèse  présentant l’évolution d’outils existants ou la mise en œuvre de nouveaux outils ou méthodes d’agronomie clinique. Ces textes peuvent prendre exemples sur  des  techniques et pratiques  en évolution (travail  du sol, gestion des adventices,       etc.),   ou   sur   des   techniques   et   pratiques   plus   récentes   (méthanisation, valorisation des fonctionnalités de  la biodiversité tellurique du sol, etc.). 

D’autre   part,   ce   numéro   publiera   aussi   des   textes   de   témoignages   d’expériences   de situations  individuelles  ou  collectives  d’agronomes  de  terrain  mobilisant  certains  outils spécifiques,  en  interaction  avec  les  praticiens  et/ou  les  chercheurs  pour  les  partager  avec l’ensemble  de  la  communauté  des  agronomes.   Des  retours  sur  la  mise   en  œuvre  de démarches collectives à une échelle régionale, en  France ou à l’étranger, seraient également bienvenus pour diffusion dans le cadre de ce numéro. 

Les   textes   proposés   peuvent   être   soit   des   articles   scientifiques, de   type   revue de connaissances  ou  état  des  lieux,  soit  des  contributions  plus  directement  en  prise  avec l’évolution concrète des systèmes et des pratiques  (débats, entretiens, témoignages, points de vue, controverses).  Les contributeurs peuvent être autant des agriculteurs exprimant des témoignages   et   réflexions            sur   l’évolution   de   leurs       pratiques,   que   des   ingénieurs   et techniciens  en  charge  de  construire  des   modes  de  gestion  innovants,  ou  encore  des chercheurs impliqués dans le champ de l’agronomie clinique. 

 

 

Recommandations aux auteurs :  http://www.agronomie.asso.fr/carrefour-inter-professionnel/evenements-de-lafa/revue-en-ligne/pour-les-auteurs-mise-a-jour-30042012/    

 

 

Contact : aes@supagro.fr 

 


Nouveaux raisonnements de la fertilisation.

Appel à contribution de la revue Agronomie, environnement et sociétés, Vol 9 n°1

 Échéances révisées en décembre : manifestation d’intérêt 31/12/18  auprès de olivier.rechauchere@inra.fr et remise des textes 28/02/2019

Contact : aes@supagro.fr


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Cet appel à contribution s’inscrit dans la démarche initiée par l’Association Française d’Agronomie (AFA) lors de son assemblée générale du 31 mai 2018, consacrée à la thématique du renouvellement des raisonnements de fertilisation azotée dans les systèmes de culture. Nous souhaitons élargir ce numéro à la question de la gestion de l’azote dans les systèmes de culture. Il s’agira dans ce numéro de contribuer à éclairer comment l’agronomie, seule ou avec d’autres disciplines, est mise à contribution pour faire face aux multiples enjeux concernant la raréfaction des ressources naturelles qui concernent l’agriculture.

 

Il y a environ 50 ans naissait la méthode du bilan. A l’époque, c’était une révolution ! Dans les années 80, cette méthode est privilégiée pour répondre aux enjeux environnementaux qui montent en puissance, et devient consensuelle dans le cadre du COMIFER qui diffuse les références nécessaires au paramétrage de la méthode, puis du CORPEN. Pendant toute cette période, la méthode bénéficie de nombreux travaux de R&D, à la fois pour affiner l’estimation des différents postes, en s’appuyant sur une analyse de plus en plus fine des processus en jeu, et préciser les références locales. Cette dynamique a largement orienté la production de connaissances et de modèles autour de l’azote, dans la recherche en agronomie. Aujourd’hui, les paradigmes sous-jacents à cette méthode sont questionnés : la difficulté à estimer un objectif de rendement raisonnable et les doutes liés à la mesure et à l’interprétation des reliquats d’N sortie hiver gênent une mise en œuvre de la méthode cohérente avec ses principes initiaux. C’est pourquoi de nouvelles bases de raisonnement sont aujourd’hui explorées.

Les bilans N post-récolte, réalisés dans les zones vulnérables, montrent très souvent des excédents d’N, pas toujours cohérents avec la mise en œuvre de la méthode du bilan. Comment peut-on comprendre ce hiatus apparent ? Serait-il envisageable d’utiliser le bilan post-récolte, basé sur les entrées/sorties réelles de la parcelle, comme un outil d’aide à la gestion de la fertilisation azotée (et de la période d’interculture) ?

Dans la méthode du bilan, l’azote est géré comme un intrant « annuel », contrairement aux éléments P ou K. Des références de plus en plus nombreuses montrent les effets long terme des pratiques de fertilisation azotée (minérales ou organiques) sur le potentiel de minéralisation du sol (et le stockage de C). Les systèmes innovants, qui généralement valorisent davantage les légumineuses et le recyclage des produits résiduaires organiques (PRO), auront des conséquences sur le pouvoir de minéralisation des sols, à moyen terme. De plus, ces sources alternatives d’azote sont généralement associées à des incertitudes (en quantité et en dynamique) plus grande de leur contribution à la fourniture d’azote dans les systèmes, contribuant ainsi aux erreurs d’estimation des surplus d’N, d’autant plus que nous manquons d’indicateur pour prévoir les fournitures sur les cultures suivantes. Une meilleure prévision des fournitures en N, y compris sur les cultures suivantes,  constitue donc un enjeu fort pour l’équilibre des bilans.

D’autres éléments minéraux posent question dans les systèmes de culture, notamment le Phosphore, dont les ressources diminuent dans les sols. Cet élément est fréquemment limitant dans les systèmes en Agriculture Biologique sans élevage, qui se développent rapidement ! Or, on dispose de peu d’outils pour gérer « en temps réel » cet élément.

Enfin, l’évolution passée et future des modes de gestion de l’azote dans les systèmes de culture n’est pas sans lien avec l’évolution des politiques publiques : quelles conséquences a eu le passage de méthodes ou outils de raisonnement de la fertilisation azotée dans la réglementation ? Comment définir des réglementations plus efficaces sur les impacts environnementaux, tout en laissant la place à des innovations de terrain ?

 

Plusieurs aspects seront abordés dans le numéro :

à Tout d’abord, un état des lieux des progrès permis par la méthode du bilan, mais aussi des problèmes actuels posés par sa mise en oeuvre. Des analyses couvrant la diversité des espèces cultivées seront appréciées.

 

à Un second axe visera à décrire les nouveaux modes de raisonnement de la fertilisation azotée, en cours de développement, ainsi que les nouveaux outils de suivi des fournitures en N ou de bilan post-récolte.  

 

à Un troisième axe concernera la contribution des sources alternatives (Produits Résiduaires Organiques, légumineuses) à la fourniture en N dans les systèmes, et leur estimation à court et long terme.

 

à Enfin, un dernier axe concernera les progrès réalisés dans les outils de gestion des autres éléments nutritifs (P et K notamment).

 

Les textes attendus peuvent être soit des articles scientifiques de portée générale, soit des contributions plus directement en prise avec l’évolution concrète des systèmes et des pratiques (débats, entretiens, témoignages, points de vue, controverses). Les contributeurs peuvent être autant des agriculteurs pour des témoignages et réflexions sur l’évolution de leurs pratiques, que des ingénieurs et techniciens en charge de construire des modes de gestion innovants, ou encore des chercheurs impliqués dans cette problématique.

 

Le comité de numéro : Marie-Hélène Jeuffroy, Marc Benoît, Pierre-Yves Bernard, Michel Bonnefoy, Julien Halska, Bertrand Omon, Philippe Pointereau, Bruno Rapidel

 

Recommandations aux auteurs : http://www.agronomie.asso.fr/carrefour-inter-professionnel/evenements-de-lafa/revue-en-ligne/pour-les-auteurs-mise-a-jour-30042012/