Résumé

Cet article s’intéresse à la circulation de savoirs[1] et de connaissances entre futurs agriculteurs, enseignants, conseillers agricoles et agriculteurs. Il s’appuie sur l’observation des situations d’apprentissages du projet TANGGO, un projet qui amène les apprenants de BTS agricole à vivre une expérience professionnelle de coopération avec des collectifs d’agriculteurs engagés dans des pratiques de transitions agroécologiques. A partir d’une diversité d’exemples, nous rendons compte dans un premier temps de la diversité des situations d’apprentissage, puis des étapes communes à toutes. Nous analysons ensuite les interactions entre les différentes parties prenantes (enseignants, conseillers, agriculteurs, apprenants), en dégageant des facteurs et conditions qui jouent sur la circulation des connaissances et des savoirs et leur intérêt pour leur formation. Ces facteurs et conditions sont principalement de trois ordres : la qualité de la préparation et de la co-construction du dispositif de travail au sein du binôme enseignant/conseiller, les modalités d’accompagnement mises en place par ce binôme encadrant, l’implication des agriculteurs, bénéficiaires finaux des coopérations et reconnus comme référents professionnels par les apprenants.

Mots clés : coopération, circulation des savoirs, collectifs agroécologiques, enseignement agricole


[1] Note de la rédaction : dans ce texte, les auteurs distinguent les termes savoirs et connaissances, savoirs étant vus plutôt comme l’ensemble des ressources cognitives disponibles et connaissances étant vu comme une expertise à l’échelle individuelle.